Elle avait surpris tout son monde il y a cinq ans, en sortant son premier album, Quelqu’un m’a dit, applaudi par le public et la critique. L’ancien mannequin Carla Bruni poursuit sa reconversion avec un second album, No promises, qui surprend d’abord par le choix de la langue anglaise.

Carla Bruni

Après l’extraordinaire succès de Quelqu’un m’a dit, Carla Bruni a en effet choisi de se détourner du français, lui préférant la poésie anglo-saxonne. Elle rassemble sur ce disque onze titres, reprenant les textes admirables d’Emily Dickinson, William Butler Yeats ou encore Dorothy Parker, tous adaptés à la sauce Carla. La chanteuse, épaulée par son compère Louis Bertignac, y reprend les éléments qui ont fait la réussite de son premier opus : guitare folk, voix suave, presque cassée, murmures sur la braise.

Voilà pour la magie Bruni. Mais on viendra tout de même regretter une certaine facilité dans la démarche, comme l’aspect un peu convenu de la musique. L’intimité réjouissante du premier album semble bien glacée sur cet opus, comme si l’atmosphère chalet et feu de bois de Quelqu’un m’a dit s’était vue troquée pour le grand hall d’un hôtel glamour. Minimaliste, l’album l’est également dans sa longueur : une demi-heure tout juste, à peine plus qu’une face B de vinyle… Pas de promesses donc, mais une légère déception. On attend maintenant le prochain album, qui devrait cette fois s’aventurer du côté de l’italien…

No Promises de Carla Bruni, Naive, $17

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here