{"id":19768,"date":"2025-12-27T15:57:22","date_gmt":"2025-12-27T14:57:22","guid":{"rendered":"https:\/\/lefrancophile.com\/en-souvenir-de-jenny-batlay-la-lumineuse-qui-peignait-des-etoiles-et-ecrivait-avec-joie\/"},"modified":"2026-02-18T16:00:49","modified_gmt":"2026-02-18T15:00:49","slug":"en-souvenir-de-jenny-batlay-la-lumineuse-qui-peignait-des-etoiles-et-ecrivait-avec-joie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lefrancophile.com\/fr\/en-souvenir-de-jenny-batlay-la-lumineuse-qui-peignait-des-etoiles-et-ecrivait-avec-joie\/","title":{"rendered":"En souvenir de Jenny Batlay : La lumineuse qui peignait des \u00e9toiles et \u00e9crivait avec joie"},"content":{"rendered":"<h1><strong>En souvenir de Jenny Batlay : La lumineuse qui peignait des \u00e9toiles et \u00e9crivait avec joie<\/strong><\/h1>\n<p>Le monde de l&#8217;<em>art de vivre \u00e0 la fran\u00e7aise<\/em> a perdu l&#8217;une de ses figures les plus d\u00e9vou\u00e9es et les plus lumineuses en mars 2020 avec le d\u00e9c\u00e8s de <strong>Mme Jenny Batlay<\/strong>. Universitaire de renom, artiste prim\u00e9e et collaboratrice d\u00e9vou\u00e9e du journal <em>Le Francophile<\/em>.  Jenny Batlay s&#8217;est attach\u00e9e \u00e0 partager sa passion pour les arts, la litt\u00e9rature et le dialogue culturel fran\u00e7ais.<\/p>\n<p>Sa fille, Marcelline Block, a parfaitement r\u00e9sum\u00e9 sa passion : pour Jenny, \u00e9crire pour cette publication \u00e9tait \"l&#8217;une des plus grandes joies de sa vie\". Gr\u00e2ce \u00e0 ses nombreuses contributions, sa voix a inspir\u00e9 et mis en contact les lecteurs avec le meilleur du cin\u00e9ma, de la cuisine et de la litt\u00e9rature fran\u00e7aise, toujours avec la perspicacit\u00e9 d&#8217;une v\u00e9ritable \u00e9rudite. <\/p>\n<h2><strong>Un brillant voyage de Montpellier \u00e0 Columbia<\/strong><\/h2>\n<p>N\u00e9e \u00e0 <strong>Montpellier<\/strong>, dans le sud de la France, Jenny Batlay a brill\u00e9 d\u00e8s son plus jeune \u00e2ge. Son engagement pour les arts fran\u00e7ais l&#8217;a conduite \u00e0 traverser l&#8217;Atlantique dans les ann\u00e9es 1960.  Jenny est titulaire d&#8217;un <strong>doctorat en philologie fran\u00e7aise et romane de l&#8217;universit\u00e9 de Columbia<\/strong> \u00e0 New York.  <\/p>\n<p>Au cours de sa carri\u00e8re universitaire, Mme Batlay a enseign\u00e9 dans certaines des institutions les plus prestigieuses des \u00c9tats-Unis, notamment \u00e0 l <strong>&#8216;universit\u00e9 de Columbia, \u00e0 l&#8217;universit\u00e9 de Princeton et \u00e0 l&#8217;universit\u00e9 de Fordham<\/strong>, et elle a longtemps fait partie du corps enseignant de l&#8217;<strong>Institut fran\u00e7ais\/Alliance fran\u00e7aise (FIAF)<\/strong> \u00e0 Manhattan. Ses travaux universitaires, notamment son article sur le portrait dans \"L&#8217;art du portrait dans Gil Blas\", d\u00e9montrent sa capacit\u00e9 \u00e0 analyser la culture avec rigueur intellectuelle. <\/p>\n<h2><strong>L&#8217;\u0153il de l&#8217;artiste : Capturer les c\u00e9l\u00e9brit\u00e9s<\/strong><\/h2>\n<p>Jenny Batlay est \u00e9galement reconnue comme peintre. Son talent s&#8217;est r\u00e9v\u00e9l\u00e9 d\u00e8s sa jeunesse, ce qui lui a permis d&#8217;exposer pour la premi\u00e8re fois \u00e0 Montpellier \u00e0 l&#8217;\u00e2ge de 12 ans, puis \u00e0 Paris, \u00e0 la galerie Marcel Bernheim, alors qu&#8217;elle n&#8217;avait que 14 ans.  La carri\u00e8re artistique de Jenny a donn\u00e9 lieu \u00e0 de nombreuses expositions des deux c\u00f4t\u00e9s de l&#8217;Atlantique.  <\/p>\n<p>Son m\u00e9dium de pr\u00e9dilection \u00e9tait le <strong>portrait<\/strong>, et ses sujets \u00e9taient choisis parmi les l\u00e9gendes du monde de l&#8217;art et de la musique, notamment :<\/p>\n<ul>\n<li>Le violoncelliste <strong>Pablo Casals<\/strong><\/li>\n<li>Les violonistes <strong>David Oistrakh<\/strong> et <strong>Yehudi Menuhin<\/strong><\/li>\n<li>Des ic\u00f4nes fran\u00e7aises comme <strong>Maurice Chevalier<\/strong> et <strong>Charles Aznavour<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n<p>Ses \u0153uvres ne sont pas seulement expos\u00e9es dans des galeries, mais aussi dans d&#8217;importantes collections priv\u00e9es. Ses contributions artistiques se sont \u00e9galement \u00e9tendues \u00e0 l&#8217;illustration de livres, renfor\u00e7ant ainsi sa double identit\u00e9 d&#8217;artiste et de figure litt\u00e9raire. <\/p>\n<h2><strong>Une voix pour le f\u00e9minisme<\/strong><\/h2>\n<p>L&#8217;engagement de Jenny Batlay en faveur de la culture fran\u00e7aise allait au-del\u00e0 de l&#8217;esth\u00e9tique. Inspir\u00e9e par <strong> <em>Le Deuxi\u00e8me Sexe<\/em> de Simone de Beauvoir<\/strong> et les mouvements f\u00e9ministes des ann\u00e9es 1970, elle a courageusement d\u00e9fendu la <strong>\"voix f\u00e9minine\"<\/strong> dans le monde universitaire domin\u00e9 par les hommes.  Alors qu&#8217;elle enseignait la langue et la litt\u00e9rature fran\u00e7aises \u00e0 l&#8217;<strong>universit\u00e9 de Princeton<\/strong> en 1977, elle a accept\u00e9 l&#8217;\u00e9tiquette \"d\u00e9sobligeante\" de \"f\u00e9ministe\" attribu\u00e9e par ses coll\u00e8gues masculins.  <\/p>\n<p>  Le Dr Batlay a dress\u00e9 une liste de lecture d&#8217;auteurs f\u00e9minins fran\u00e7ais, en remontant les racines intellectuelles du f\u00e9minisme jusqu&#8217;\u00e0 la <strong>po\u00e9tesse fran\u00e7aise m\u00e9di\u00e9vale Christine de Pizan<\/strong>. Elle consid\u00e8re la condescendance du \"Old Boy Network\" comme une tentative de \"neutraliser notre pouvoir\" et, gr\u00e2ce au soutien de ses contemporains, elle se pr\u00e9sente comme la <strong>\"porteuse isol\u00e9e d&#8217;une torche f\u00e9ministe dans le monde souterrain de la m\u00e9galomanie masculine de l&#8217;universit\u00e9 de Princeton\".<\/strong><\/p>\n<h2><strong>Le c\u0153ur battant du francophile<\/strong><\/h2>\n<p>Pour nos lecteurs, l&#8217;h\u00e9ritage le plus familier de Jenny Batlay r\u00e9side dans les <strong>articles perspicaces<\/strong> publi\u00e9s dans <em>Le<\/em> Francophile. En tant que r\u00e9dactrice et auteure dans les ann\u00e9es de formation du journal, ses contributions couvraient l&#8217;ensemble de la culture fran\u00e7aise dans son pays d&#8217;adoption, prouvant ainsi que sa passion allait bien au-del\u00e0 de la sph\u00e8re acad\u00e9mique. <\/p>\n<p>Qu&#8217;elle parle des nuances de la <strong>haute cuisine<\/strong> au <a title=\"Haute Cuisine\" href=\"https:\/\/lefrancophile.com\/fr\/haute-cuisine\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Caf\u00e9 Boulud<\/a>, qu&#8217;elle partage une <strong>critique de film<\/strong> dans son premier article <em>\"<a title=\"Rendez-vous \u00e0 Paris\" href=\"https:\/\/lefrancophile.com\/fr\/rendez-vous-a-paris\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Rendez-vous in Paris<\/a>\" (1996)<\/em> ou qu&#8217;elle rende compte des \u00e9v\u00e9nements culturels de sa ville d&#8217;adoption dans sa rubrique <em>\"<a title=\"Du COTE de CHEZ SAM,\" href=\"https:\/\/lefrancophile.com\/fr\/du-cote-de-chez-sam-rubrique-mensuelle-des-evenements-culturels-new-yorkais\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Du COTE de CHEZ SAM<\/a>, rubrique mensuelle des \u00e9v\u00e9nements culturels new yorkais\"<\/em> (2000), sa prose est toujours captivante et profond\u00e9ment inform\u00e9e. Elle rendait le monde de la haute culture fran\u00e7aise accessible et joyeux, permettant \u00e0 ses lecteurs de se sentir connect\u00e9s et appr\u00e9ci\u00e9s. <\/p>\n<h2><strong>L&#8217;h\u00e9ritage de Jenny<\/strong><\/h2>\n<p>Jenny Batlay a v\u00e9cu une vie qui a merveilleusement fusionn\u00e9 son h\u00e9ritage fran\u00e7ais, son impulsion artistique et son engagement en faveur de l&#8217;\u00e9ducation. Elle laisse derri\u00e8re elle une riche tapisserie de travaux universitaires, des portraits saisissants et, surtout, des \u00e9crits qui c\u00e9l\u00e8brent v\u00e9ritablement <em>la belle France<\/em>. Elle laisse dans le deuil sa fille, <a title=\"EN MEMOIRE : MA VIE AVEC MITTERAND\" href=\"https:\/\/lefrancophile.com\/fr\/en-memoire-ma-vie-avec-mitterand\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><strong>Marcelline Block<\/strong><\/a>qui a suivi les traces de sa m\u00e8re en tant que professeur et a \u00e9galement contribu\u00e9 \u00e0 ce magazine.  <\/p>\n<p>Bien que l&#8217;occasion de rencontrer personnellement le Dr Jenny Batlay ne se soit jamais pr\u00e9sent\u00e9e avant son d\u00e9c\u00e8s, ceux qui ont port\u00e9 le flambeau du <i>Francophile<\/i> n&#8217;ont r\u00e9ussi qu&#8217;\u00e0 effleurer la surface de ses r\u00e9alisations impressionnantes et \u00e0 multiples facettes. Nous sommes immens\u00e9ment fiers de ses contributions. Ses articles perspicaces - et la profonde passion pour la <i>belle France<\/i> qu&#8217;ils contiennent - resteront une partie permanente et pr\u00e9cieuse du <i>Francophile<\/i>, garantissant que sa voix et son amour pour la culture fran\u00e7aise continueront \u00e0 r\u00e9sonner aupr\u00e8s de nos lecteurs pour les ann\u00e9es \u00e0 venir.  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En souvenir de Jenny Batlay : La lumineuse qui peignait des \u00e9toiles et \u00e9crivait avec joie Le monde de l&#8217;art de vivre \u00e0 la fran\u00e7aise a perdu l&#8217;une de ses figures les plus d\u00e9vou\u00e9es et les plus lumineuses en mars 2020 avec le d\u00e9c\u00e8s de Mme Jenny Batlay. 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