{"id":18580,"date":"2002-07-31T19:45:36","date_gmt":"2002-07-31T17:45:36","guid":{"rendered":"https:\/\/lefrancophile.com\/19e-festival-musical-regional-languedoc-roussillon\/"},"modified":"2025-12-27T13:29:54","modified_gmt":"2025-12-27T12:29:54","slug":"19e-festival-musical-regional-languedoc-roussillon","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lefrancophile.com\/fr\/19e-festival-musical-regional-languedoc-roussillon\/","title":{"rendered":"19e Festival Musical r\u00e9gional Languedoc Roussillon"},"content":{"rendered":"<h1><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-3167\" src=\"https:\/\/lefrancophile.com\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/19e-festival-musical-regional-languedoc-roussillon.jpg\" alt=\"Festivval Accord\u00e9on\" width=\"221\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/lefrancophile.com\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/19e-festival-musical-regional-languedoc-roussillon.jpg 221w, https:\/\/lefrancophile.com\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/19e-festival-musical-regional-languedoc-roussillon-150x204.jpg 150w\" sizes=\"auto, (max-width: 221px) 100vw, 221px\" \/>19e Festival Musical r\u00e9gional Languedoc Roussillon<\/h1>\n<p>Depuis 18 ans, le Festival Musical R\u00e9gional assume la noble mission de diffuser la musique vivante dans des localit\u00e9 g\u00e9n\u00e9ralement mal loties en la mati\u00e8re, des communes de 250 \u00e0 5000 habitants. Dans toute la r\u00e9gion. Pour cette 19\u00e8me \u00e9dition, 13 formations traversent 32 villes, entre chanson et tango, jazz \u00e9lectronique folk alternatif, muzique tzigane et m\u00e9diterran\u00e9enne.  <\/p>\n<p>Entretient avec Florence Poignon, coordinatrice du festival.<\/p>\n<p><strong><span style=\"font-size: 14pt; color: #993300;\">Un festival plac\u00e9 cette ann\u00e9e sous le th\u00e8me de l&#8217;Accord\u00e9on.<\/span><\/strong><\/p>\n<p>J-F. R. : Voulez vous rappeler les principes de ce festival, un peu atypique, parce que c&#8217;est un festival qui dure un mois et demi. <\/p>\n<p>F. P. : D\u00e9j\u00e0, ce festival est organis\u00e9 par une association qui s&#8217;appelle Musique et Danse en Languedoc Roussillon, cette association a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e il y a maintenant plus de 20 ans, 25 ans \u00e0 peu pr\u00e8s, de la volont\u00e9 de l&#8217;\u00e9tat et de la r\u00e9gion. Notre action g\u00e9n\u00e9rale est d&#8217;irriguer la musique et la danse en r\u00e9gion Languedoc-Roussillon, et ce festival a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 en 1984. Les principes fondateurs de ce festival sont toujours en vigueur aujourd&#8217;hui, et j&#8217;y tiens tout particuli\u00e8rement parce qu&#8217;il s&#8217;agit \u00e0 la fois de donner aux artistes de la r\u00e9gion Languedoc-Roussillon - qui ne trouvent pas toujours la place sur les sc\u00e8nes en \u00e9t\u00e9 -, de leur donner une place de choix, non seulement de choix, mais en plus on essaye m\u00eame de solliciter aussi des cr\u00e9ations et de les financer autant que faire se peut, et ensuite et surtout d&#8217;aller partout dans la r\u00e9gion. Donc c&#8217;est vrai que c&#8217;est un festival qui est compl\u00e8tement r\u00e9gional et j&#8217;en veux pour preuve cette ann\u00e9e que nous allons de la Tour de Carole, quasiment la fronti\u00e8re espagnole, \u00e0 la fronti\u00e8re du Puy de D\u00f4me puisque nous serons \u00e0 Langogne.   <\/p>\n<p>J-F. R. : Donc, le Festival Musical R\u00e9gional c&#8217;est 13 formations dans 39 villes. Quand on dit \"ville\", ce sont aussi de tous petits villages.<\/p>\n<p>F. P. : Surtout de petites communes, oui, mais je crois qu&#8217;on peut dire qu&#8217;il y a 90% de villages, de villages de moins de 3000 habitants, et je dirais m\u00eame 40% de villages qui comptent 200 \u00e0 900 habitants \u00e0 peu pr\u00e8s&amp; 1500 disons, pour la grosse majorit\u00e9.<\/p>\n<p>J-F. R. : Un festival qui est, les \u00e9lus le souhaitent ainsi en tout cas, un vecteur de l&#8217;am\u00e9nagement culturel du territoire. <\/p>\n<p>F. P. : Eh oui ! bien s\u00fbr. Et c&#8217;est pour \u00e7a que notre pr\u00e9sence dans ces petites communes est importante, et c&#8217;est pour \u00e7a qu&#8217;on les y aide, c&#8217;est pour \u00e7a qu&#8217;on am\u00e8ne \u00e9galement avec le concert des animations scolaires, on soutient des structures qui peuvent \u00eatre fragiles, on va dans les prisons, on va dans les maisons de retraite, on va dans les lieux de vie. Donc c&#8217;est pas seulement que de la diffusion, c&#8217;est tourn\u00e9 vers des publics nouveaux ; aller vers les gens qu&#8217;on oublie. C&#8217;est vrai qu&#8217;une maison de retraite, c&#8217;est pas toujours&amp; facile. Et c&#8217;est vrai qu&#8217;on est toujours en g\u00e9n\u00e9ral tr\u00e8s tr\u00e8s bien accueillis parce que les gens sont ravis qu&#8217;on ait pens\u00e9 \u00e0 eux, et \u00e7a, \u00e7a fait partie de l&#8217;am\u00e9nagement culturel du territoire, bien s\u00fbr.    <\/p>\n<p>J-F. R. : Vous irez aussi \u00e0 la maison d&#8217;arr\u00eat de Mende pour un concert&#8230; <\/p>\n<p>F. P. : Tous les ans maintenant. Nous allons depuis tr\u00e8s tr\u00e8s longtemps en fait, \u00e0 la maison d&#8217;arr\u00eat de Mende. On travaille pour cela avec l&#8217;ADDM de Loz\u00e8re et l&#8217;association culturelle de la maison d&#8217;arr\u00eat, et \u00e7a se passe tr\u00e8s tr\u00e8s bien. Il y a des rencontres, il y a toujours un temps de parole apr\u00e8s le concert, et c&#8217;est tr\u00e8s important, l\u00e0 aussi, d&#8217;\u00eatre l\u00e0.   <\/p>\n<p>J-F. R. : Bien s\u00fbr il y a de la musique, puisque c&#8217;est 90% du festival, mais il y a aussi des ateliers, des rencontres, des stages. <\/p>\n<p>F. P. : On a des stages d&#8217;instruments. Par exemple cette ann\u00e9e des stages d&#8217;accord\u00e9on. On fait \u00e9galement des ateliers et stages de musiques actuelles, notamment avec le groupe H\u00e9lios. H\u00e9lios, c&#8217;est un groupe qui est essentiellement bas\u00e9 \u00e0 Montpellier, qui fait du jazz \u00e9lectronique. Et le but, pour nous, \u00e9tait effectivement de proposer des ateliers \u00e0 des jeunes qui parlent souvent de scratches, de synth\u00e9tiseurs, tout \u00e7a, sans trop savoir toujours comment s&#8217;en servir. Essayer de donner un sens, en s&#8217;appuyant sur le jazz, comme musique.     <\/p>\n<p>J-F. R. : Qui participe \u00e0 ces ateliers ? <\/p>\n<p>F. P. : Ce seront des scolaires essentiellement, mais on a d&#8217;autres&amp; par exemple le stage d&#8217;accord\u00e9on, c&#8217;est une association d&#8217;accord\u00e9on qui organise le stage. L\u00e0, c&#8217;est pour tout public. <\/p>\n<p>J-F. R. : Quand on voit votre affiche, avec cet accord\u00e9oniste en Marcel, qui s&#8217;appelle Marcel , je crois ? <\/p>\n<p>F. P. : Oui, je l&#8217;ai appel\u00e9 Marcel, ouais, c&#8217;\u00e9tait tentant ! (rire) <\/p>\n<p>J-F. R. : En tout cas on comprend que l&#8217;accord\u00e9on va \u00eatre au centre de cette 19\u00e8me \u00e9dition, avec un sous-titre : \"Soufflet, c&#8217;est jou\u00e9\". <\/p>\n<p>F. P. : Oui, le beau soufflet de l&#8217;accord\u00e9on, oui, un soufflet tout rouge. C&#8217;est pour \u00e7a que tout est rouge, l&#8217;affiche est rouge aussi. <\/p>\n<p>J-F. R. : Cette ann\u00e9e, m\u00eame sur Divergence, il y a une nouvelle \u00e9mission qui ne traite que de l&#8217;accord\u00e9on, c&#8217;est Le Piano \u00e0 Brettelles. Qu&#8217;est-ce qui nous vaut ce revival de l&#8217;accord\u00e9on depuis une dizaine d&#8217;ann\u00e9es&#8230; depuis des groupes comme les T\u00eates Raides, Pigalle&#8230;  <\/p>\n<p>F. P. : Il est \u00e0 nouveau dans l&#8217;air du temps, tout simplement. Parce qu&#8217;effectivement, je crois que ce sont les ann\u00e9es y\u00e9-y\u00e9, les ann\u00e9es rock qui l&#8217;ont ringardis\u00e9, alors qu&#8217;en fait, les plus grands compositeurs&#8230; L&#8217;instrument date de 1830, le premier accord\u00e9on c&#8217;est le Concertina, un brevet anglais, il y a eu un autre brevet en Autriche&#8230; Le premier, le brevet anglais en fait, \u00e0 donn\u00e9 naissance ensuite \u00e0 l&#8217;accord\u00e9on chromatique, alors que du brevet autrichien \u00e0 d\u00e9coul\u00e9 l&#8217;accord\u00e9on diatonique. Les grands compositeurs ont compos\u00e9 pour lui, Prokofiev, Chostakovitch, Tchaikovsky, Alban Berg, Jean Viener a cr\u00e9\u00e9&amp;.    <\/p>\n<p>J-F. R. : Y&#8217;a des concertos pour accord\u00e9on ? <\/p>\n<p>F. P. : Jean Viener a cr\u00e9\u00e9&#8230; Bon, jean Viener c&#8217;est plus pr\u00e8s de nous quand m\u00eame, mais il a quand m\u00eame cr\u00e9\u00e9 un concerto pour accord\u00e9on, et je crois m\u00eame que c&#8217;est Annie Fratellini qui l&#8217;a jou\u00e9. Et en plus, bon&#8230; Le choix de l&#8217;accord\u00e9on pour le th\u00e8me de ce festival, c&#8217;est aussi que 2002 c&#8217;est l&#8217;ann\u00e9e du cirque, et l&#8217;instrument roi, l&#8217;instrument&#8230; privil\u00e9gi\u00e9 des clowns, c&#8217;est le Concertina. Donc j&#8217;avais envie de rappeler ce clin d&#8217;oeil l\u00e0. Et puis en m\u00eame temps, faut dire que la musique d&#8217;aujourd&#8217;hui se pr\u00eate \u00e0 \u00e7a. On s&#8217;aper\u00e7oit qu&#8217;effectivement le rock \u00e0 chass\u00e9 l&#8217;accord\u00e9on, et puis c&#8217;est le rock qui l&#8217;a fait revenir. Oui, on parlait de Pigalle des T\u00eates Raides, de La Tordue&#8230;       <\/p>\n<p>J-F. R. : Y&#8217;a plus longtemps de \u00e7a Blanchard, Renaud&#8230; <\/p>\n<p>F. P. : Oui bien s\u00fbr, ces gens la l&#8217;ont d\u00e9-ringardis\u00e9, parce qu&#8217;on disait tout \u00e0 l&#8217;heure que c&#8217;est ringard&#8230; Yvette Horner&#8230; Moi j&#8217;ai vu Yvette Horner sur le plateau de Sauve y&#8217;a quelques ann\u00e9es, \u00e0 peu pr\u00e8s 10 ans. J&#8217;ai trouv\u00e9 \u00e7a \u00e9poustouflant, parce qu&#8217;elle a une technique de l&#8217;accord\u00e9on qui est fabuleuse. Bon, c&#8217;est vrai que c&#8217;est un r\u00e9pertoire qui peut \u00eatre ringard, ou enfin, qui passe comme ringard aupr\u00e8s des jeunes, mais en fait il l&#8217;est pas du tout. Il faut resituer dans son \u00e9poque. C&#8217;est vrai que l&#8217;accord\u00e9on \u00e0 fait les heures de gloire du bal musette, du swing musette, on parlait de Patrick Tandin et du label La Lich\u00e8re. Bon ben l\u00e0, c&#8217;\u00e9tait le swing musette, les ann\u00e9es 40, 50, et c&#8217;\u00e9tait fabuleux, y&#8217;a eu des musiciens extraordinaires, et puis ce blanc&#8230; ce passage \u00e0 vide. Et puis tout \u00e0 coup des gens \u00e0 nouveau qui s&#8217;y int\u00e9ressent, et aujourd&#8217;hui on est avec&#8230; c&#8217;est difficile m\u00eame de faire un choix. Beaucoup de jeunes musiciens, tr\u00e8s jeunes, d&#8217;une vingtaine d&#8217;ann\u00e9es, s&#8217;accompagnent \u00e0 l&#8217;accord\u00e9on.         <\/p>\n<p>J-F. R. : C&#8217;est en plus un tr\u00e8s tr\u00e8s bel instrument qu&#8217;on a beaucoup de plaisir \u00e0 voir utilis\u00e9 par le musicien. Et puis qui peut&amp; donner un c\u00f4t\u00e9 enjou\u00e9 comme un c\u00f4t\u00e9 triste. Alors \u00e7a commence dans un tout petit village, Le Pont de Monvert.   <\/p>\n<p>F. P. : Oui, c&#8217;est un tout petit peu au-dessus de Florac, un tout petit village, 200 habitants \u00e0 peu pr\u00e8s l&#8217;hiver, et j&#8217;esp\u00e8re qu&#8217;on aura au moins les 350 personnes qu&#8217;on a eu l&#8217;ann\u00e9e derni\u00e8re au concert, surtout que c&#8217;est un duo de choc. Un duo extraordinaire et fabuleux, puisqu&#8217;il s&#8217;agit de Renaud Garcia Fons et de Jean Louis Matinier, qui a fait partie de l&#8217;ONJ, et qui joue avec les plus grands du jazz, qui a \u00e9t\u00e9 l&#8217;accompagnateur de Juliette Greco et qui a rencontr\u00e9 le ma\u00eetre de la contrebasse \u00e0 5 cordes, il s&#8217;agit bien sur de Renaud Garcia-Fons. L\u00e0 on parlait de nostalgie, mais on peut parler de lyrisme aussi, puisque c&#8217;est vrai qu&#8217;entre cette contrebasse et cet accord\u00e9on&amp; on assiste \u00e0 un dialogue extraordinaire qui est .. frissonnant et magique&amp; M\u00eame quand on habite Montpellier, je crois qu&#8217;on peut aller passer le week-end au Pont de Monvert, et en plus c&#8217;est superbe !<\/p>\n<p>J-F. R. : Vous avez tenu \u00e0 ne pas seulement mettre l&#8217;accord\u00e9on en avant en tant qu&#8217;instrument, mais aussi en tant qu&#8217;accompagnement de la chanson. <\/p>\n<p>F. P. : Oui, parce que c&#8217;est l\u00e0 que&amp; bon, le jazz \u00e0 \u00e9norm\u00e9ment contribu\u00e9&#8230; Galiano, Portal, Lubat sont des gens qui ont vraiment beaucoup travaill\u00e9 pour l&#8217;accord\u00e9on, et qui ont contribu\u00e9 justement \u00e0 ce renouveau. Mais \u00e9galement la chanson, bien entendu. On se rappelle \"Chauffe Marcel\", mais aujourd&#8217;hui il y a des jeunes de 20 ans qui font du \"Chauffe Marcel\" \u00e0 nouveau. B\u00e9nabar, je crois qu&#8217;il en a une trentaine. On le connaissait sous le nom de B\u00e9nabar et Associ\u00e9s, les programmateurs les avaient d\u00e9j\u00e0 bien rep\u00e9r\u00e9s. Et puis je crois que le grand public vient de le d\u00e9couvrir, parce qu&#8217;il a fait la premi\u00e8re partie de cette fabuleuse tourn\u00e9e d&#8217;Henri Salvador ! Donc on avait un monsieur d&#8217;un certain \u00e2ge, et puis ce jeune groupe qui a une \u00e9nergie incroyable, et des textes qui sont, eux, magnifiques. Et l&#8217;instrument roi de cette formation c&#8217;est l&#8217;accord\u00e9on. En plus c&#8217;est vraiment un instrument qui accompagne tr\u00e8s bien ses paroles, parce que B\u00e9nabar nous raconte ses petites histoires, il nous fait rentrer dans son univers personnel, et ces petites touches d&#8217;accord\u00e9on l&#8217;accompagnent bien, \u00e0 la fois ironique, nostalgique, mais en m\u00eame temps tr\u00e8s festif. Ce sera \u00e0 Mende.          <\/p>\n<p>J-F. R. : Il y a aussi Emmanuel Parisel et Christian Ma\u00e9. <\/p>\n<p>F. P. : On revient, ici, \u00e0&#8230; Je disais que le festival est essentiellement consacr\u00e9 aux gens de la r\u00e9gion, puis l\u00e0, on a parl\u00e9 des deux groupes invit\u00e9s. Emmanuel&#8230; je crois qu&#8217;il a fait ses premiers pas de musicien ici, il a particip\u00e9 \u00e0 beaucoup d&#8217;exp\u00e9riences. Il n&#8217;habite plus ici, mais il est toujours chez nous, et c&#8217;est pour \u00e7a qu&#8217;on l&#8217;a programm\u00e9, et le fait qu&#8217;il joue du Concertina. Il a bricol\u00e9 diff\u00e9rents instruments, il en joue merveilleusement bien, et il chante aussi tr\u00e8s bien. Ce concert du 26 octobre \u00e9tait un peu particulier, puisque la recette a \u00e9t\u00e9 revers\u00e9e \u00e0 la Croix Rouge, au profit des sinistr\u00e9s des inondations du Gard.     <\/p>\n<p>J-F. R. : Divergence est partenaire de ce festival, on s&#8217;en r\u00e9jouit, et Pascal Jaussaud a re\u00e7u Emmanuel Parisel dans son \u00e9mission Sc\u00e8ne Libre, ainsi que Che Bando, pour ce qui est du tango, bien s\u00fbr pr\u00e9sent dans ce festival. <\/p>\n<p>F. P. : C&#8217;est Carlos Daniel Fayas qui est \u00e0 l&#8217;origine de ce groupe de musiciens montpelli\u00e9rains. Le tango c&#8217;est extraordinaire. Effectivement quand on parle d&#8217;accord\u00e9on on ne peut pas s&#8217;emp\u00eacher de penser au bandon\u00e9on. Ce qui est un peu curieux pour la petite histoire, c&#8217;est que c&#8217;est un instrument qui, lui, est apparu au milieu du 19\u00e8me si\u00e8cle. Un instrument qui \u00e9tait tr\u00e8s utilis\u00e9 dans le milieu protestant o\u00f9 il accompagnait les offices ou dans les milieux plut\u00f4t bourgeois. Puis en fait, je crois qu&#8217;on pense que ce sont des marins allemands qui lui ont fait traverser l&#8217;atlantique, ce qui fait qu&#8217;il s&#8217;est retrouv\u00e9 dans les bordels de Buenos Aires, o\u00f9 on jouait le tango d\u00e9j\u00e0, bien s\u00fbr, et puis o\u00f9 il a progressivement quasiment d\u00e9tr\u00f4n\u00e9 le piano, et c&#8217;est pour \u00e7a que maintenant on entend du tango, comme \u00e7a, avec du bandon\u00e9on. Je trouve que c&#8217;est extraordinaire d&#8217;avoir ce parcours. Nous aussi on fera un joli parcours avec Che Bando qui proposent leur concert mais \u00e9galement une version du concert avec danseurs et initiation au tango - on retrouve notre d\u00e9marche qui est toujours un peu p\u00e9dagogique -, et \u00e9galement Carlos Daniel Fayas est peintre, et donc dans certains lieux on aura m\u00eame droit \u00e0 une exposition. C&#8217;est en tout cas un moment tr\u00e8s festif et chaleureux, il faut y aller !        <\/p>\n<p>J-F. R. : Il y a aussi la Grande Bleue, les Croquants, La Varda, Doudou Gouriand-Pansanel-Suarez&#8230; <\/p>\n<p>F. P. : Les Croquant et la Varda sont deux groupes qui sont associ\u00e9s, ils viennent de l&#8217;Aude. Ce sont deux groupes tr\u00e8s tr\u00e8s prometteurs. Les croquants, je pointe un peu, parce que ce sont eux qui donnent le plus de concerts dans le festival, ils ont remport\u00e9 la palme cette ann\u00e9e ! Ils sont tr\u00e8s jeunes, c&#8217;est un duo de tr\u00e8s jeunes musiciens qui eux aussi sont passionn\u00e9s par l&#8217;accord\u00e9on et qui puisent leur inspiration, ben&amp; dans le r\u00e9pertoire de qui ? De Jacques Brel, de Brassens, d&#8217;Aznavour, ils sont un peu influenc\u00e9s par la Mano Negra aussi, et puis \u00e7a donne un duo d\u00e9tonant, et je crois que c&#8217;est vraiment des gens \u00e0 d\u00e9couvrir si vous ne les connaissez pas encore parce qu&#8217;on d\u00e9couvre leur forme de chanson, et on peu danser aussi, ce sont des soir\u00e9es tr\u00e8s festives.    <\/p>\n<p>J-F. R. : Gouirand-Pansanel-Suarez&#8230; <\/p>\n<p>F. P. : Alors \u00e7a c&#8217;est&#8230; \u00e7a j&#8217;y tiens ! Comme je le disais tout \u00e0 l&#8217;heure, depuis 19 ans on essaie de soutenir des cr\u00e9ations r\u00e9guli\u00e8rement, et l\u00e0 il se trouve que G\u00e9rard et Doudou nous avaient propos\u00e9 il y a d\u00e9j\u00e0 quelques ann\u00e9es une fort belle cr\u00e9ation qui s&#8217;appelait Nino Rota\/Fellini, la cr\u00e9ation avait eu lieu dans le cadre du festival, ils ont fait un disque, des tourn\u00e9es extraordinaires sur ce tr\u00e8s tr\u00e8s beau disque, et je savais \u00e9galement que G\u00e9rard avait partag\u00e9 les bancs et les rangs de l&#8217;ONJ avec Matinier, G\u00e9rard nous a fait d\u00e9couvrir Antonio Mousalis - on peut le remercier pour \u00e7a, car c&#8217;est vraiment un beau cadeau -, et en fait&#8230; Bien s\u00fbr quand j&#8217;ai pens\u00e9 \u00e0 ce th\u00e8me l\u00e0, j&#8217;avais vraiment envie de les retrouver et G\u00e9rard m&#8217;a propos\u00e9 de faire un trio avec Doudou, avec qui il avait partag\u00e9 cette belle aventure autour de Nino Rota, et puis l\u00e0, il a choisi un jeune accord\u00e9oniste qui habite \u00e0 Rodez, qui doit avoir 25 ans, qui est dou\u00e9, extraordinairement dou\u00e9, et je crois qu&#8217;il s vont faire une cr\u00e9ation qui sera magnifique, parce que je n&#8217;en doute pas, qu&#8217;elle sera belle ! C&#8217;est autour du cin\u00e9ma m\u00e9diterran\u00e9en.   <\/p>\n<p>J-F. R. : \u00c7a s&#8217;appelle Cin\u00e9ma Paradiso. <\/p>\n<p>F. P. : On aura des th\u00e8mes de Moriconne, de Nino Rota bien entendu, mais \u00e9galement de Br\u00e9govic, des musiques des films aussi de Almodovar&#8230; Je crois qu&#8217;on aura aussi un petit coup de nostalgie aussi, sur ce cin\u00e9ma. <\/p>\n<p>J-F. R. : On retrouvera aussi un groupe que l&#8217;on soutient depuis leur d\u00e9but, depuis qu&#8217;ils ont sorti leur premier disque, c&#8217;est le Chauffeur est dans le pr\u00e9, qui viennent de sortir un nouvel album d&#8217;ailleurs. <\/p>\n<p>F. P. : Oui, c&#8217;est du musette tzigane. C&#8217;est l\u00e0 aussi un groupe de voyageur. Vous parliez du Mali, c&#8217;est vrai qu&#8217;ils sont all\u00e9s enregistrer des musiciens touareg dans le Nord du Mali, ils sont revenus avec ce disque qui est magnifique et dont les b\u00e9n\u00e9fices sont revers\u00e9s au Mali, o\u00f9 ils aident des musiciens \u00e0 s&#8217;\u00e9quiper. Ils ont cette d\u00e9marche, et je crois que c&#8217;est tr\u00e8s important, et ce sont avant tout des grands voyageurs, et donc ils puisent leur r\u00e9pertoire un petit peu partout, des Balkans au r\u00e9pertoire tzigane. Ils nous font voyager et puis on retrouve toujours ce petit c\u00f4t\u00e9 musette, c&#8217;est vrai, avec un accord\u00e9on et une clarinette tr\u00e8s pr\u00e9sents. C&#8217;est un excellent moment avec eux aussi, ce sont aussi de jeunes musiciens, ils ont la trentaine et sont tr\u00e8s sympas. Tr\u00e8s impliqu\u00e9s dans la vie, en tant que musiciens, en tant que personnes civiques, aussi. Ils ont une d\u00e9marche militante qui est fabuleuse, et je trouve que quand on peut unir les deux : le talent et puis l&#8217;investissement, comme \u00e7a, c&#8217;est extraordinaire.       <\/p>\n<p>J-F. R. : On doit se quitter, et je rappelle que l&#8217;on rendra hommage \u00e0 Patrick Tandin, qui a fait beaucoup pour l&#8217;accord\u00e9on et qui a \u00e9t\u00e9 animateur b\u00e9n\u00e9vole sur Divergence FM, on lui rendra hommage le lundi 21 octobre, \u00e0 19h pour une \u00e9mission sp\u00e9ciale. Bon festival, et on trouve les renseignements au&#8230;  <\/p>\n<p><strong>Une interview propos\u00e9e par Jean-Fran\u00e7ois Rigaudin.<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>19e Festival Musical r\u00e9gional Languedoc Roussillon Depuis 18 ans, le Festival Musical R\u00e9gional assume la noble mission de diffuser la musique vivante dans des localit\u00e9 g\u00e9n\u00e9ralement mal loties en la mati\u00e8re, des communes de 250 \u00e0 5000 habitants. 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