{"id":18485,"date":"1997-10-23T21:01:59","date_gmt":"1997-10-23T19:01:59","guid":{"rendered":"https:\/\/lefrancophile.com\/larrivee-a-lage-adulte-dun-americain-un-examen-de-ill-always-have-paris-dart-buchwald\/"},"modified":"2025-12-04T21:31:11","modified_gmt":"2025-12-04T20:31:11","slug":"larrivee-a-lage-adulte-dun-americain-un-examen-de-ill-always-have-paris-dart-buchwald","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lefrancophile.com\/fr\/larrivee-a-lage-adulte-dun-americain-un-examen-de-ill-always-have-paris-dart-buchwald\/","title":{"rendered":"L&#8217;ARRIV\u00c9E \u00c0 L&#8217;\u00c2GE ADULTE D&#8217;UN AM\u00c9RICAIN : UN EXAMEN DE I&#8217;LL ALWAYS HAVE PARIS D&#8217;ART BUCHWALD"},"content":{"rendered":"<h1>ART BUCHWALD<\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.amazon.com\/gp\/product\/0399141871\/ref=as_li_tl?ie=UTF8&amp;camp=1789&amp;creative=9325&amp;creativeASIN=0399141871&amp;linkCode=as2&amp;tag=cyber063-20&amp;linkId=5QIIY3KJHYTUFDKN\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img decoding=\"async\" class=\"alignleft\" src=\"https:\/\/ws-na.amazon-adsystem.com\/widgets\/q?_encoding=UTF8&amp;ASIN=0399141871&amp;Format=_SL250_&amp;ID=AsinImage&amp;MarketPlace=US&amp;ServiceVersion=20070822&amp;WS=1&amp;tag=cyber063-20\" alt=\"Acheter Amazon\" border=\"0\"><\/a><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" style=\"border: none !important; margin: 0px !important;\" src=\"https:\/\/ir-na.amazon-adsystem.com\/e\/ir?t=cyber063-20&amp;l=as2&amp;o=1&amp;a=0399141871\" alt=\"\" width=\"1\" height=\"1\" border=\"0\">La voix d&#8217;Art Buchwald repr\u00e9sente un peu de chaque Am\u00e9ricain en Europe, saisissant avec esprit et piquant une partie du caract\u00e8re national qui, tour \u00e0 tour, rit et grandit de sa propre r\u00e9putation \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger. Buchwald qualifie cette r\u00e9putation de \"personnage de Charlie Chaplin dans ma rubrique, le touriste infortun\u00e9 qui ne sait pas tirer au clair\". <\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pourtant, peu de gens savent que cette voix, qui est maintenant syndiqu\u00e9e et appara\u00eet quotidiennement dans plus de 550 journaux dans le monde, est n\u00e9e de la tentative d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e de Buchwald d&#8217;\u00e9viter d&#8217;\u00eatre renvoy\u00e9 de son r\u00f4le autoproclam\u00e9 de chroniqueur gastronomique et de divertissement pour le Paris Herald Tribune.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans son nouveau livre de m\u00e9moires, I&#8217;ll Always Have Paris ! Buchwald r\u00e9v\u00e8le qu&#8217;il a choisi d&#8217;\u00e9crire avec sa propre voix uniquement comme une ultime tentative pour faire face aux r\u00e9dacteurs en chef des Tribunes, qui, dit-il, \"ont bronch\u00e9 lorsque j&#8217;ai remis ma copie&#8230; Je n&#8217;\u00e9tais pas s\u00fbr de pouvoir supporter le d\u00e9shonneur d&#8217;\u00eatre renvoy\u00e9, alors j&#8217;ai r\u00e9agi de la seule fa\u00e7on que je connaissais : la prise de conscience que mes jours \u00e9taient compt\u00e9s m&#8217;a pouss\u00e9 \u00e0 m&#8217;amuser un peu. Au lieu d&#8217;imiter les chroniqueurs de Broadway, j&#8217;ai commenc\u00e9 \u00e0 \u00e9crire dans mon propre style&#8230; Les gens ont commenc\u00e9 \u00e0 en parler - et je me suis mis \u00e0 courir\". <\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&#8217;histoire de Buchwald repr\u00e9sente certains des aspects les plus raffin\u00e9s du r\u00eave am\u00e9ricain de r\u00e9alisation de soi. Il est devenu un chroniqueur de renomm\u00e9e internationale sans avoir fait d&#8217;\u00e9tudes sup\u00e9rieures. Enfant plac\u00e9 dans une famille d&#8217;accueil du Queens, il s&#8217;est retrouv\u00e9 \u00e0 parcourir l&#8217;Europe avec les riches et les c\u00e9l\u00e8bres. Il s&#8217;est lanc\u00e9 dans une carri\u00e8re de critique de restaurants parisiens pour le Herald Tribune sans aucune exp\u00e9rience professionnelle ni culinaire, si ce n&#8217;est celle d&#8217;avoir go\u00fbt\u00e9 du pain de viande dans le Queens. Ce travail au Tribune a d\u00e9bouch\u00e9 sur une chronique c\u00e9l\u00e8bre, un prix Pulitzer, 30 livres, une pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre \u00e0 Broadway et un premier livre de m\u00e9moires, Leaving Home.    <\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">I&#8217;ll Always Have Paris ! est la deuxi\u00e8me partie des m\u00e9moires de Buchwald, couvrant la p\u00e9riode allant de juin 1948 \u00e0 f\u00e9vrier 1962, lorsqu&#8217;il a quitt\u00e9 New York \u00e0 bord du Marine Jumper, un ancien navire de transport de troupes de la Seconde Guerre mondiale, charg\u00e9 des \"beaux-enfants de Gertrude Stein, F. Schott Fitzgerald, Henry Miller et Ezra Pound\". Nous n&#8217;avions pratiquement pas de bagages, mais si nous avions d\u00e9clar\u00e9 nos r\u00eaves \u00e0 la douane fran\u00e7aise, ils auraient valu des milliers de dollars en droits de douane\".<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Buchwald se qualifie pour \u00e9tudier \u00e0 Paris pendant un an gr\u00e2ce aux conditions g\u00e9n\u00e9reuses du G.I. Bill am\u00e9ricain. Avec d&#8217;autres anciens marines, il d\u00e9barque en tant que \"jeunes hommes qui se laisseront bient\u00f4t pousser la barbe \u00e0 la Ernest Hemingway, jeunes femmes qui porteront avec empressement des pantalons en denim moulants&#8230;\" pour s&#8217;installer dans les caf\u00e9s de l&#8217;une des villes les plus civilis\u00e9es du monde. Nous ne serions plus jamais les m\u00eames\".  <\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le livre relate les d\u00e9buts peu reluisants de Buchwald en tant qu&#8217;escroc, soudoyant le responsable fran\u00e7ais de l&#8217;Alliance fran\u00e7aise, o\u00f9 les G.I. \u00e9taient cens\u00e9s \u00e9tudier, avec mille francs pour qu&#8217;il soit inscrit sur la liste des pr\u00e9sents. En plus des 75 dollars par mois que lui rapporte la facture des G.I., il apprend qu&#8217;en tant qu&#8217;Am\u00e9ricain, il a droit aux timbres d&#8217;essence, ce qui lui rapporte 25 dollars de plus par mois. D&#8217;escroc, il passe \u00e0 sa v\u00e9ritable vocation d&#8217;\u00e9crivain en travaillant comme pigiste pour Variety et en gardant un \u0153il sur le Herald Tribune. Apr\u00e8s avoir \u00e9tudi\u00e9 le journal et s&#8217;\u00eatre rendu compte qu&#8217;il n&#8217;y avait pas de rubrique \"divertissement\", il entreprend de convaincre le directeur de la r\u00e9daction, Eric Hawkins, que le journal en a besoin. Il s&#8217;est bien pr\u00e9par\u00e9 \u00e0 la rencontre, \"pr\u00eat \u00e0 mentir sur tout&#8230; y compris sur mes dipl\u00f4mes, mon \u00e9ducation et ma capacit\u00e9 \u00e0 parler des langues \u00e9trang\u00e8res\".    <\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le r\u00e9cit que fait Buchwald de son \"entretien\" d&#8217;embauche est typique de l&#8217;audace qui l&#8217;a catapult\u00e9 vers les sommets o\u00f9 il voulait \u00eatre. Apr\u00e8s avoir \u00e9cout\u00e9 mon histoire et sign\u00e9 son courrier en m\u00eame temps, (Eric) m&#8217;a dit : \"Le journal n&#8217;est pas int\u00e9ress\u00e9 par une rubrique de divertissement, et s&#8217;il l&#8217;\u00e9tait, vous ne seriez pas celui qui l&#8217;\u00e9crirait. Maintenant, d\u00e9gagez d&#8217;ici\". Certaines personnes consid\u00e9reraient cela comme un refus. Pas moi. Quelques semaines plus tard, j&#8217;ai appris qu&#8217;Eric \u00e9tait rentr\u00e9 en Angleterre pour un cong\u00e9 dans ses foyers, je suis donc retourn\u00e9 au journal et j&#8217;ai demand\u00e9 \u00e0 parler au r\u00e9dacteur en chef, Geoff Parsons. J&#8217;ai dit : \"M. Hawkins et moi avons discut\u00e9 de la possibilit\u00e9 d&#8217;\u00e9crire une rubrique sur le divertissement. Je crois que j&#8217;ai \u00e9galement dit quelque chose sur le fait que cette rubrique g\u00e9n\u00e9rerait plus de publicit\u00e9. J&#8217;avais prononc\u00e9 le mot magique. Les yeux de Parson se sont illumin\u00e9s et il m&#8217;a engag\u00e9 pour 25 dollars par semaine&#8230; J&#8217;\u00e9tais&#8230; assis \u00e0 un bureau dans la salle de la ville, fumant un cigare avec un grand sourire sur le visage quand Eric Hawkins est revenu d&#8217;Angleterre et m&#8217;a trouv\u00e9. Il lui a fallu des semaines pour se remettre de m&#8217;avoir vu l\u00e0\". <\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les r\u00e9cits les plus l\u00e9gers du livre concernent les aventures europ\u00e9ennes de Buchwald : s&#8217;incruster au bal costum\u00e9 de l&#8217;\u00e9lite dirigeante de la d\u00e9cennie \u00e0 Venise en s&#8217;y glissant habill\u00e9 en Louis XIV, r\u00e9diger un article pour le Tribune qui pr\u00e9tendait que le prince Rainier n&#8217;avait pas invit\u00e9 Buchwald au mariage de Rainier et Grace Kelly \u00e0 cause d&#8217;une querelle vieille de cinq cents ans entre les Grimaldi et les Buchwald (\"l&#8217;histoire parut dans le Tribune du lendemain matin - et cet apr\u00e8s-midi-l\u00e0, une invitation au mariage me fut remise en main propre par le palais\"), courir avec les taureaux \u00e0 Pampelune avec d&#8217;autres inconditionnels d&#8217;Hemingway et rencontrer le grand \u00e9crivain lui-m\u00eame : \"La premi\u00e8re fois que j&#8217;ai rencontr\u00e9 Dieu, il \u00e9tait pench\u00e9 sur son verre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une autre grande figure litt\u00e9raire am\u00e9ricaine que Buchwald a connue est Thornton Wilder, qui l&#8217;a rassur\u00e9 sur la valeur intrins\u00e8que de son r\u00f4le de chroniqueur des riches et des c\u00e9l\u00e8bres : \"Le sentiment mystique concernant la naissance et les privil\u00e8ges est en train de dispara\u00eetre. Autrefois, personne ne mettait en doute le fait que les riches \u00e9taient les enfants de Dieu. Aujourd&#8217;hui, ils doivent \u00eatre rassur\u00e9s sur ce qu&#8217;ils sont r\u00e9ellement par des \u00e9crivains comme vous&#8230; Archie, les riches ont plus besoin de vous que vous n&#8217;avez besoin d&#8217;eux\".<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le livre est rempli de ce genre d&#8217;histoires dr\u00f4les et l\u00e9g\u00e8res. Mais il montre aussi une facette moins connue, et pour cette raison peut-\u00eatre plus appr\u00e9ciable, de Buchwald. On y d\u00e9couvre sa vie de p\u00e8re de famille, l&#8217;amour \u00e9vident qu&#8217;il porte \u00e0 sa femme et \u00e0 ses enfants, et la compassion qu&#8217;il \u00e9prouve \u00e0 l&#8217;\u00e9gard de son manque de pr\u00e9paration \u00e0 son r\u00f4le d&#8217;\u00e9poux et de p\u00e8re. Ce gar\u00e7on originaire du Queens, \u00e0 New York, a \u00e9pous\u00e9 Ann, une rousse de Warren, en Pennsylvanie, dans la cath\u00e9drale de Westminster, et le couple a adopt\u00e9 trois enfants : Joel d&#8217;Irlande, Connie d&#8217;Espagne et Jennifer de France. La photo de la jaquette int\u00e9rieure du livre montre Buchwald avec ses trois enfants impeccablement v\u00eatus de v\u00eatements d&#8217;\u00e9coliers fran\u00e7ais et coiff\u00e9s de b\u00e9rets. Buchwald nous \u00e9blouit par ses r\u00e9cits, mais force aussi notre admiration par son honn\u00eatet\u00e9. Le temps pass\u00e9 loin de chez lui \u00e0 batifoler avec la jet set l&#8217;a priv\u00e9 d&#8217;une partie de ses ann\u00e9es avec ses enfants qu&#8217;il sait ne pas pouvoir r\u00e9cup\u00e9rer. Il est \u00e9galement tr\u00e8s ouvert sur les changements survenus dans son mariage. Apr\u00e8s 40 ans de mariage, il s&#8217;est s\u00e9par\u00e9 de sa femme en 1992. Avant que le divorce ne soit prononc\u00e9, un cancer en phase terminale a \u00e9t\u00e9 diagnostiqu\u00e9 chez Ann, qui est d\u00e9c\u00e9d\u00e9e en 1994.         <\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Buchwald a d\u00e9di\u00e9 I&#8217;ll Always Have Paris ! \u00e0 sa femme et a peut-\u00eatre trouv\u00e9 dans la r\u00e9daction de cet ouvrage un effet cathartique. Dans sa d\u00e9dicace \u00e0 Ann, il d\u00e9clare : \"Paris nous appartenait \u00e0 tous les deux. Le livre \u00e9tait notre histoire, pas seulement la mienne\". <\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Certaines parties du r\u00e9cit laissent des questions en suspens, comme dans le dernier chapitre, dont la premi\u00e8re phrase explique trop abruptement la d\u00e9cision de Buchwald de retourner aux \u00c9tats-Unis apr\u00e8s quatorze ans : \"Et puis, soudain, c&#8217;\u00e9tait fini\". Cette br\u00e8ve explication est trop courte apr\u00e8s un r\u00e9cit si long et si aimant. Depuis lors, tout n&#8217;a fait que se d\u00e9grader ? Le lecteur ne peut en \u00eatre certain.   <\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Buchwald affirme avoir quitt\u00e9 Paris, comme d&#8217;autres Am\u00e9ricains \u00e9minents qui avaient v\u00e9cu la majeure partie de leur vie adulte en France, parce qu&#8217;il voulait faire partie de quelque chose aux \u00c9tats-Unis. \"Nous avons reconnu que chacun d&#8217;entre nous avait \u00e9t\u00e9 attir\u00e9 par un aimant patriotique invisible, et bien que nous ayons \u00e9chang\u00e9 la vie du vin et des roses contre la Budweiser et les jonquilles jaunes, nous \u00e9tions d&#8217;accord pour dire que nous avions fait ce qu&#8217;il fallait faire. <\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Buchwald partage avec le lecteur le fait que lorsqu&#8217;il a quitt\u00e9 l&#8217;Europe en 1962, il commen\u00e7ait \u00e0 sombrer dans une d\u00e9pression majeure. En partant, il esp\u00e9rait inconsciemment \"gu\u00e9rir\" en s&#8217;\u00e9loignant. Il a \u00e9t\u00e9 hospitalis\u00e9 pour d\u00e9pression plusieurs fois dans sa vie, et il est aussi honn\u00eate sur cet aspect de sa vie qu&#8217;il l&#8217;est sur ses caprices. I&#8217;ll Always Have Paris ! est une invitation \u00e0 conna\u00eetre Art Buchwald la personne autant qu&#8217;Art Buchwald le chroniqueur, c\u00e9l\u00e8bre expatri\u00e9 am\u00e9ricain et auteur d&#8217;humour tr\u00e8s appr\u00e9ci\u00e9.   <\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette suite de ses m\u00e9moires est clairement l&#8217;histoire d&#8217;un passage \u00e0 l&#8217;\u00e2ge adulte. Dans une interview accord\u00e9e au Boston Globe, Buchwald a d\u00e9clar\u00e9 au journaliste William A. Davis qu&#8217;il n&#8217;avait pas l&#8217;intention d&#8217;\u00e9crire un troisi\u00e8me volume couvrant plus de trente ans \u00e0 Washington parce que \"Paris a une \u00e2me, mais Washington n&#8217;a pas d&#8217;\u00e2me et je ne veux pas \u00e9crire sur ce sujet\". <\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Buchwald peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme une sorte d&#8217;Hemingway pour la g\u00e9n\u00e9ration actuelle d&#8217;\u00e9crivains am\u00e9ricains qui r\u00eavent de Paris et s&#8217;y rendent. Bien que sa sp\u00e9cialit\u00e9 soit l&#8217;humour plut\u00f4t que le drame, il repr\u00e9sente une partie de nous-m\u00eames que nous esp\u00e9rons tous secr\u00e8tement voir exister : la partie qui peut aller n&#8217;importe o\u00f9 et \u00eatre accept\u00e9e, essayer n&#8217;importe quoi et vivre pour le raconter, et conna\u00eetre intimement certains des aspects les plus raffin\u00e9s de la vie. <\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Gr\u00e2ce \u00e0 son personnage, Buchwald aura toujours Paris. Gr\u00e2ce \u00e0 ce livre, nous aussi. <\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>ART BUCHWALD La voix d&#8217;Art Buchwald repr\u00e9sente un peu de chaque Am\u00e9ricain en Europe, saisissant avec esprit et piquant une partie du caract\u00e8re national qui, tour \u00e0 tour, rit et grandit de sa propre r\u00e9putation \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger. 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